Le musée Alice Taverne, à Ambierle

Musée Alice Taverne

A quelques kilomètres au nord de Roanne, le musée Alice Taverne, du nom de sa fondatrice, est implanté dans une vaste bâtisse des XVIIe et XVIIIe siècle, ancienne maison de maître devenue école. Il présente de somptueuses collections d’objets d’art et de traditions populaires, qui proviennent essentiellement du Forez. Au fil des saynètes et des salles thématiques, le visiteur y découvre (ou y retrouve, pour les plus anciens) le mode de vie rural du XIXe siècle et du premier tiers du XXe.

Chaque pièce de la maison-musée est aménagée de façon réaliste. Chaque objet, du plus rare au plus modeste, est ainsi remarquablement mis en valeur et placé dans son contexte. On y découvre notamment l’intérieur d’une maison paysanne, avec un âtre central comme on en trouvait encore en 1914 dans les monts de la Madeleine. L’épicerie, dont les rayonnages foisonnent de produits et de boîtes en fer blanc, est également criante de vérité : on s’attend à voir surgir l’épicier pour prendre la commande ! Il n’y manque que les odeurs…

Meubles, habits, produits de l’industrie locale, matériels agricoles, objets de piété, etc., tout concourt à créer une atmosphère particulière et attachante, qui ne manquera pas d’émouvoir tous les visiteurs.

Le musée Alice Taverne est un lieu plein de charme, dans lequel le souci de conservation des vieux objets s’allie parfaitement avec une présentation claire et intelligente. Une remarquable évocation de la « France d’autrefois », qui vaut le détour.

En outre, chaque année, l’association qui l’anime y organise une exposition temporaire portant sur l’histoire locale et régionale.

Coordonnées du musée : Musée Alice Taverne, 42820 Ambierle

Quelques photos de notre visite

Musée Alice Taverne
C’est dans cette belle bâtisse, ancienne maison de maître puis ancienne école tenue par des soeurs, que sont exposées les collections d’Alice Taverne. Le dernier étage est consacré aux expositions temporaires (il y en a une par an). En arrière-plan, à gauche du cliché, on voit la superbe abbatiale d’Ambierle et sa couverture bourguignonne. 
Musée Alice Taverne
Reconstitution d’un intérieur bourgeois de la fin du XIXe siècle : boiseries, tableaux, meubles de qualité et métier à canevas pour la maîtresse de maison.
Musée Alice Taverne
Évocation de la médecine populaire et des pratiques de sorcellerie qui n’ont pas disparu des campagnes en 1914 : une poupée pour jeter des sorts et des bouteilles contenant de l’eau de vie dans laquelle macère une vipère, remède souverain contre toutes sortes de maux. Le mur est tapissé d’illustrations extraites de journaux de l’époque, comme cela se faisait fréquemment dans les intérieurs modestes. 
Musée Alice Taverne
Portrait d’Alice Taverne (1904-1969), fondatrice du musée qui porte son nom. Cette femme hors du commun a constitué patiemment une collection unique d’objets et de meubles ayant trait à la France du XIXe et du début du XXe siècle. Contre vents et marées, à une époque où l’intérêt pour les « vieilleries » n’était pas bien compris, elle a constitué avec acharnement un fonds aujourd’hui unique. Elle a ouvert son musée en 1951, mais n’a jamais cessé de l’enrichir jusqu’à sa mort.
Musée Alice Taverne
Ce beau vaisselier date du milieu du XIXe siècle, comme tous les plats et assiettes qu’il contient. Comme les bottes de postillon, il évoque les intérieurs des auberges de l’époque
Musée Alice Taverne
Dans un environnement d’auberge du milieu du XIXe siècle, deux paires de fortes-bottes de postillon sèchent près de la cheminée.  Leur propriétaire a posé son chapeau sur un fauteuil derrière elles
Musée Alice Taverne
La reconstitution d’une épicerie du début du XXe siècle est l’un des clous du musée Alice Taverne. Rien n’y manque ! Instruments de mesure, pots et boîtes divers, publicités émaillées, superbe comptoir, etc. …, tout est d’époque et contribue à faire faire au visiteur un véritable voyage dans le temps.
Musée Alice Taverne
L’évocation de la France de la Belle Époque ne serait pas complète s’il y manquait l’école du village. De la chaire du maître aux bancs des élèves, en passant par l’armoire-bibliothèque, les cartes murales et le tableau noir, tout y est. On s’attend presque à voir surgir les élèves après la récréation… Le Grand Meaulnes n’est pas très loin…

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