Visite de Lescar et ses alentours dans les Pyrénées-Atlantiques

pyrenees atlantiques

Notre équipe s’est rendue dans les Pyrénées-Atlantiques dans la belle ville de Lescar pour profiter de son incroyable patrimoine histoire et partir à la découverte de ses richesses environnantes. Petit résumé de cette balade de quelques jours.

Sur les pas de la Cité médiévale…

Au cœur de la cité médiévale, la cathédrale Notre-Dame construite à partir de 1120 est un des chefs d’œuvres de l’art roman. Elle se caractérise par un chevet exceptionnel et de riches décors médiévaux dont une mosaïque représentant un petit chasseur maure unijambiste.

A ne pas manquer dans la cathédrale Notre-Dame :

  • Les chapiteaux romans,
  • La mosaïque du XIIème siècle représentant des scènes de chasse. (Les bâtisseurs de la cathédrale le Vicomte de Béarn Gaston IV Le Croisé et l’Evêque Gui de Lons participent à la Reconquista en 1117 : ils partent libérer la ville de Saragosse envahie par les Maures. De leur bataille ils rentrent à Lescar avec un petit chasseur maure comme prisonnier. Puis ils décident de libérer le petit chasseur et Gui de Lons va devenir compagnon de chasse du jeune maure. Lors de la construction de la cathédrale il décide de lui dédier une mosaïque représentant des scènes de chasse.),
Détails de la mosaïque
Détails de la mosaïque
  • L’orgue WENNER du XIXème siècle et son buffet (Labruguière l’édifie entre 1755 et 1760. En 1869, la paroisse de Lescar fait appel au facteur d’orgue WENNER qui reconstruit l’instrument tout en préservant le buffet d’origine, classé en 1972.
    A son tour classé en 1989, l’orgue est entièrement restauré entre 1995 et 2000.),
orgue Wenner
orgue Wenner
  • Le chevet et ses modillons,
  • La façade sud aux pierres roses,
  • Le mobilier du XVIIème siècle,
  • Le tombeau des Rois de Navarre (Une plaque de bronze située entre l’abside et le chœur dans la cathédrale rappelle que certains Rois et Reines de Navarre y sont inhumés.
    François Phoebus décède à Pau en 1483 à l’âge de 14 ans. Il est le premier roi à être couronné à la tête d’un Etat Pyrénéen qui réunit la Navarre Espagnole, la Navarre française, le Comté de Béarn et le Comté de Foix.
    Marguerite d’Angoulême, épouse d’Henri II d’Albret, sœur de François Ier, grand-mère d’Henri IV, est dénommée « la Marguerite des Marguerites » pour son talent d’écrivain.
    Henri II d’Albret, fils de Catherine de Foix et de Jean d’Albret est le grand-père d’Henri IV. Né à Sangüesa (Espagne), il décède au Château de Pau en 1555.
    Des fouilles entreprises en 1928 et 1929 ont permis de situer l’emplacement de certaines sépultures.).

La cité de Lescar porte au XIVème siècle le titre de cité septénaire : 7 portes, 7 tours, 7 églises, 7 moulins, 7 bois, 7 fontaines et 7 vignes.

A ne pas manquer dans la cité :

  • Le tour des remparts
  • Les remparts sud
  • Le panorama sur la chaîne des Pyrénées
  • La porte de l’Esquirette (Une des cinq portes qui permettait d’entrer dans la cité : elle renfermait une cloche que l’on sonnait pour donner l’alerte auprès de la population. Elles formaient l’ancien palais épiscopal détruit à la Révolution Française. Une des tours renferme une salle des oubliettes.)
  • Les tours de l’Evêché (Une des cinq portes qui permettait d’entrer dans la cité : elle renfermait une cloche que l’on sonnait pour donner l’alerte auprès de la population. Elles formaient l’ancien palais épiscopal détruit à la Révolution Française. Une des tours renferme une salle des oubliettes.),
  • La tour du Presbytère du XVème siècle,
  • Le vallon du Lescourre.

Sur les pas de l’époque gallo-romaine…

Après de nombreuses controverses, Beneharnum, capitale antique du Béarn, est localisée sous les fondations de Lescar. Le nom de Beneharnum dérive de celui du peuple : les Venarni ou Beneharnenses dont cette ville est la capitale à l’époque romaine.

Parallèlement un domaine agricole se développe à cette époque. Beneharnum est vraisemblablement détruite en 841. Par la suite, Lescar s’élève sur les ruines dès l’an 1000.

Le Musée Art & Culture

Le Musée Art & Culture propriété de la commune, géré par le Service Animation du Patrimoine, occupe les caves de l’ancien palais épiscopal de Lescar.

De cet ensemble, détruit à la Révolution Française, n’est visible qu’un seul autre vestige, une tour carrée dite tour de l’Evêché ou des Oubliettes, située en fond de la place de l’Evêché.

Ainsi, fort de ce prestigieux passé, l’espace muséal suggère, à lui seul, tous les mystères qui enveloppent la longue histoire de Lescar, plus de 4000 ans, et celle, plus courte, de son évêché, 1500 ans.

Des vitrines offrent à la vue du public, un mobilier issu des différentes campagnes de fouilles menées depuis plus de trente ans. La présentation épurée permet d’apprécier les plus belles pièces mises au jour dont la chronologie s’étale de la Protohistoire à l’Antiquité ; parmi celles-ci, quelques éléments uniques tel un vase en bronze à bec tréflé ou une sigillée italique aux motifs érotiques ou la mosaïque IV° siècle de la Villa du quartier Saint-Michel, etc.

Insaisissables sont les collections contemporaines. Au rythme d’un renouvellement toutes les 3 semaines, des artistes sélectionnés présentent leurs créations tout au long de la saison culturelle. Ainsi, des œuvres très actuelles viennent flirter avec le mobilier archéologique. Il émane de cette mixité une force insoupçonnable renforcée par l’authenticité du lieu et de son environnement.

Sur les pas de Saint-Jacques de Compostelle

Jacques pêche sur la mer de Galilée en compagnie de son frère, Jean l’Evangéliste, quand il entend l’appel du Christ. Sans hésiter il le suit. Devenu apôtre, Jacques le Majeur entreprendra d’évangéliser l’Espagne, avant de subir le martyre et d’être exécuté en l’an 44.

La légende raconte que les disciples de Saint-Jacques auraient transporté son corps en Espagne, en Galice à Iria Flavia, lieu aujourd’hui appelé Port de Padron.

Quelques siècles plus tard, au IXème siècle, l’ermite Pelayo observe plusieurs nuits durant une mystérieuse pluie d’étoiles au-dessus d’un champ. Il en avise l’évêque Théodomire qui, après avoir ordonné l’exhumation du corps, considère qu’il s’agit de l’apôtre Jacques. Ce lieu prendra le nom de Compostelle, le champ d’étoiles (campus stellae).

Lescar est une étape des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle sur la voie d’Arles et sur le sentier de grande randonnée GR653. Seule voie à ne pas converger vers le Pays Basque, elle entre dans le département par Morlaàs, franchit les Pyrénées par Oloron-Sainte-Marie, Bedous et le col du Somport avant de rejoindre les autres voies à Puente La Reina en Navarre. El camino francés se dirige alors vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Symbole de Saint-Jacques
Symbole de Saint-Jacques

A Lescar, un refuge est ouvert pour l’accueil des pèlerins depuis 1997. Situé à deux pas de la cité historique le refuge peut aujourd’hui recevoir jusqu’à 14 pèlerins qui disposent d’une kitchenette, d’une salle à manger, de deux dortoirs et d’une salle de bain. Le refuge est équipé d’un micro-onde, d’un lave-linge et d’un sèche-linge.

  • Ouvert toute l’année.
  • Clé à retirer à l’Office de Tourisme.
  • Prix de la nuitée : environ 15 € Sans réservation.

Quoi voir dans les alentours ?

Lescar

Chapelle mémoriale de l’Aviation

Sur la plaine du Pont long, en 1909 les frères Wright, pionniers de l’aéronautique inaugurent la première école d’aviation au monde. En 1927 on construit la Chapelle Mémorial de l’Aviation pour rendre hommage aux pionniers disparus.

Ouvert au public tous les jeudis de 10h à 12h et de 14h à 18h. Entrée gratuite

Tél : 05.59.77.83.32

Lac des Carolins

Le lac des Carolins est un petit plan d’eau de 5 hectares, qui aujourd’hui a pour vocation de protéger la tortue « Cistude », reptile en voie de disparition.

Autour du lac un espace convivial à été aménagé pour les enfants avec une aire de jeux et des tables de pique-nique ombragées sous les Peupliers-Carolins. Durant l’été des soirées barbecues et concerts sont proposées autour de la buvette.

Il tient lieu de parc naturel à notre cité médiévale.

Arbus & Artiguelouve

Le vignoble du Jurançon

En 1553, Henri II baptise le futur roi de France en frottant ses lèvres avec une gousse d’ail et les humecte de vin de Jurançon.

Henri IV nous a laissé dans le sillon de son héritage un prestigieux vignoble grâce à la diversité des terroirs et la limitation des rendements. Vins blancs moelleux ou secs, classés aujourd’hui parmi les plus nobles, les cépages uniques « Manseng » se dégustent sur la route des vins, le long des coteaux. Cette route vous guidera de domaine en domaine à la rencontre de ces béarnais fiers de leurs secrets. Une balade gourmande et ensoleillée !

Les vignerons du « Domaine du Cinquau », entre tradition et progrès, vendangent à la main, et par tries successives pour que le grain ne souffre pas et arrive intact au pressoir.                 

Jurançon sec : composé de Gros Manseng, de Petit Courbu et de Petit Manseng. De sa robe nuancée de vert se dégagent des arômes de pamplemousse, acacia et fruit de la passion. Il se déguste avec les poissons et crustacés.

Jurançon moelleux : composé également de Courbu et de Gros Manseng, c’est un vin long en bouche, liquoreux à la robe jaune d’or et au parfum marqué par les fruits mûrs. Il accompagne les foies gras, fromages de brebis et dessert.

Domaine du Cinquau – Artiguelouve

Accueil de groupes et d’individuels du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 13h30 à 18h30. Le samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30. Le dimanche et jours fériés sur rendez-vous. Visite du chai et dégustation gratuite.

Tél : 05.59.83.10.41

Château d’Abos – Arbus

Accueil de groupes et d’individuels sur Rendez-vous. Visite du chai et dégustation.

Tél : 05.59.83.08.13 ou 06.79.27.99.23

La commune de Bougarber

Dès le 3ème siècle l’histoire de Bougarber est liée à celle de Beneharnum. Au Moyen Age on crée un « hespitaou » pour accueillir les pèlerins de St Jacques de Compostelle : l’hôpital de Lespiau.

Au 14ème naissent les bastides béarnaises protégées par les portes d’entrées. Aujourd’hui, témoin de l’histoire, la belle porte à colombages de Bougarber encadre la rue principale.

La commune de Momas

Le château de Momas

Demeure féodale du 10ème siècle, l’ancien château des Seigneurs de Momas ouvre ses portes toute l’année sur le jardin labellisé « remarquable » par le Ministère de la Culture.

Plus d’un millier de plantes et de légumes rares sont racontés avec passion par leurs maîtres. De la serre qui abrite les bananiers à fruits roses, au potager d’inspiration médiévale où l’on redécouvre le « jambon du pauvre », des plantes aromatiques et médicinales rapportées de Porto Rico, au jardin de plaisance composé d’arbustes à fleurs rares.

Ici c’est avec charme, douceur et parfum que l’on vient à la rencontre de l’histoire.

Visites commentées

  • Le samedi & le dimanche après-midi du 1er avril au 1er novembre.
  • Vente-exposition de plantes à fleurs tous les 2èmes week-ends d’avril.
  • Vente-exposition d’arbres tous les derniers dimanches de novembre.

Lac de l’Ayguelongue

Sur la commune de Momas & Mazerolles, le lac de 58 hectares est un lieu attractif pour les oiseaux migrateurs. Plus d’une vingtaine d’espèces telles que les « Chevaliers cul-blanc », les « petits gravelots » ou les « mouettes rieuses », peuplent ce lieu paisible.

Pour les promeneurs le long des rives, les arbustes fleuris abritent des tables de pique-nique face à la ligne lumineuse des Pyrénées. Le sentier est aménagé en parcours sportif et permet de faire le tour du lac à pied, cheval ou VTT.

Sauvagnon

Bois de Sauvagnon

Le bois de Sauvagnon est une merveille de paix et de sérénité sur 110 hectares. Zone d’observation et zone de chasse : palombières et palombes, chevreuils.

Plus qu’un parcours touristique, c’est un parcours à ressentir, à percevoir, à respirer, à écouter, une sorte de chemin initiatique facile. La forêt gérée par l’Office national des forêts donne l’idée de traverser un parc sauvage, juste un peu aménagé pour offrir un sentiment de sécurité en pleine forêt. Une multitude d’oiseaux l’habite…

Uzein    

Le lac d’Uzein

La richesse du lac d’Uzein est certainement la variété de libellules (ordre des odonates) que l’on peut découvrir depuis l’observatoire mis en place sur les berges. Plus de 50 espèces différentes aux couleurs étonnantes.

Autour des rives on pêche la carpe et sur le plan d’eau on se laisse glisser en barques ou pédalos sous les voûtes de la forêt qui borde le lac.

Le restaurant et le bar du lac sont ouverts du 1er février au 15 novembre.

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