A quoi ressemble une maison bioclimatique ?

compost

L’environnement dans lequel nous vivons est en train de changer, nous le savons et le voyons tous les jours. Les pics de pollutions montent en flèche partout dans le monde, épuisement des ressources naturelles, accumulation massive de déchets, nous détruisons tout simplement ce que la nature nous apporte. Qu’allons-nous laisser aux générations futures ? – La planète nous avertit depuis déjà longtemps. Tsunami, tremblement de terre, fonte rapide de nos pôles glaciers, épuisement de nos réserves naturelles ; ce sont tout simplement des avertissements qui nous invite à un nouveau mode de vie plus respectueux envers notre environnement. – Nous pouvons nous en prendre qu’à nous même, nous n’avons rien fait pour éviter cela depuis trop longtemps. Le changement c’est maintenant !

Il n’est pas trop tard pour modifier notre état d’esprit et notre façon de vivre…

Ensemble, nous devons impérativement réduire nos consommations énergétiques, trouvez des modes de vie alternatifs et écologiques. Récupérez de façon intelligente et durable ce que la nature nous offre, transformer nos déchets en matières premières, construire nos habitats de façon écologique et durable. Nous avons les connaissances techniques et les capacités pour tout mettre en œuvre alors prenons dès à présent les bonnes décisions pour notre futur. – La maison à énergie positive est un habitat qui produit plus d’énergie (électricité, chaleur) qu’il n’en consomme pour son fonctionnement, elles sont le futur de la construction mondiale au long terme.

Les maisons bio-climatiques sont les maisons de demain…

N’attendez plus, c’est maintenant qu’il faut agir.

Isolation renforcée

La qualité de l’enveloppe bâtie, la conception globale du bâtiment, la fiabilité des études énergétiques préalables sont primordiales. Pour économiser l’énergie et produire une ambiance confortable pour toute la durée de vie de la maison. Un point à ne pas négliger dans la conception de l’enveloppe.

Elle doit être bien isolée pour limiter les déperditions de chaleur (isolation thermique) et les nuisances sonores (isolation acoustique).

Un bon ravalement de façade permettra aussi de protéger votre habitat des intempéries extérieures.

Récupération de l’eau de pluie

« L’eau de pluie, une ressource qui tombe du ciel. »

200 litres d’eau, c’est ce qu’il faut pour laver la voiture. Pour arroser le jardin, comptez 15 à 20 litres d’eau par mètre carré. Quel dommage d’utiliser l’eau potable pour ces usages, alors qu’il existe une ressource gratuite, abondante et facilement récupérable : La pluie !

Une surface de toit de 100 m² en reçoit par an 65 m3 à Paris, 110 à Brest et 80 à Nice. En récupérant et en stockant une partie de cette eau pour la réutiliser au bon moment, on fait de sérieuses économies.

Installer une citerne : il en existe de toutes les contenances, de la petite cuve de 200 L au réservoir de 5000 L ou plus. Equipée d’une pompe, une citerne peut alimenter un réseau d’arrosage automatique. Si vous disposez d’un puits dans votre jardin, l’installation d’une pompe vous permettra d’en utiliser l’eau. Une analyse de sa qualité́ est malgré́ tout recommandée. Depuis le 1er Janvier 2009, il faut déclarer son puits en mairie. Veillez aux éventuelles pollutions de la nappe et à ses variations de niveau.

La pompe à chaleur

« Quand la chaleur vient du jardin ! »

Les pompes à chaleur géothermique ou sur air utilisent les calories stockées dans le sol, l’eau des nappes phréatique ou l’atmosphère. Elles fournissent ainsi une partie du chauffage et/ou de l’eau chaude sanitaire en réduisant notablement votre facture d’électricité. Leur achat peut donner droit à des aides financières (crédit d’impôt, etc…) Si leur coefficient de performance est supérieur ou égal à 3,4 (2,5 ou 2,9 pour les PAC assurant la production d’eau chaude sanitaire).

Faire de votre maison un projet écologique !

Les bâtiments participent pour 43% à l’énergie consommée en France et contribuent de manière non négligeable (22%) à l’émission des gaz à effet de serre (GES). D’ici à 2050, les pouvoirs publics veulent diviser par 4 la consommation énergétique totale du parc de bâtiments. Pour y parvenir, la prochaine réglementation thermique relative aux bâtiments neufs va généraliser les maisons basse consommation.

Une conception globale des bâtiments aboutit à des modes de construction moins énergivores, moins polluants, moins producteurs de GES. Cela se fait pour le tertiaire, les bâtiments collectifs ou industriels et de plus en plus pour les maisons individuelles. Confortables, économes à l’usage et plus respectueuses de l’environnement, elles offrent un triple bénéfice pour leurs habitants.

Les idées, les techniques, les matériaux, les équipements, les pratiques existent. Diminuer notablement les impacts négatifs des bâtiments sur l’environnement est réalisable dès maintenant. Certains particuliers anticipent la prochaine réglementation thermique et mettent en œuvre des habitations qui consomment très peu d’énergie, les maisons basse consommation. Ou même qui en produisent plus qu’elles n’en consomment.

« Les maisons à énergie positive…Ce sont les maisons de demain…»

Le compostage

Le compostage est une décomposition naturelle des déchets organiques par des micro-organismes présents dans le sol (bactéries, champignons, acariens, vers…) en présence d’eau et d’air. Au bout de plusieurs mois, on obtient un produit organique comparable à du terreau, utile pour le jardinage, appelé compost.

Ses avantages

Je fabrique et utilise du compost pour offrir à mes cultures (jardinières, potager, plates-bandes, …) un sol meuble, enrichi, fertile et plus vivant.

« J’économise ainsi l’achat de terreau. »

J’accomplis un geste éco-citoyen en participant à la réduction des quantités de déchets produits (30% des déchets de ma poubelle peuvent être compostés).

Les ingrédients d’un bon compost :

  • Les déchets de cuisine : Epluchures, coquilles d’œufs, marc de café, os, noyaux, filtres en papier, pain, croûtes de fromages, fanes de légumes, fruits et légumes abîmés, etc.
  • Les déchets de jardin : Tontes de gazon, feuilles, fleurs fanées, mauvaises herbes non montées en graine, etc.
  • Les déchets de maison : Mouchoir en papier et essuie-tout usagés, cendres de bois, sciures et copeaux, cartons salis (mais non souillés par des produits polluants), plantes d’intérieur, etc.

Le chauffage écologique, je pense au bois !

Remplacer la cheminée par un insert à foyer fermé ou un poêle : Pour une même qualité de chauffage, ils consomment moins de bois.

Celui-ci, brûlé dans de meilleures conditions, dégage moins de polluant et restitue une plus grande quantité de chaleur. Des aides financières (crédit d’impôt, etc.) peuvent vous aider à vous équiper.

Jardin économique

– En amont de votre construction bioclimatique, vous avez prédéfini vos emplacements pour vos réserves d’eau. Se trouvant au niveau le plus haut de la section de terrain à arroser, les citernes sont un bon moyen de faire des économies d’eau. Associé à un minuteur automatique et un système d’irrigation adapté à votre terrain, vous obtiendrez un jardinage économique et écologique sans dégrader la qualité de votre environnement.

Confort économique

Entre des gestes simples qui ne remettent en cause que quelques habitudes, des investissements malins à faire de temps à autres et de grosses dépenses à planifier de longue date, mille pistes s’offrent à vous : votre maison peut être saine, agréable à vivre, confortable et économe . Ainsi, vous pouvez améliorer votre qualité de vie sans pour autant dégrader la qualité de votre environnement.

Les ménages consomment près de la moitié de l’énergie produite en France pour leurs besoins domestiques.

En modifiant son comportement ou ses choix d’investissements, chacun d’entre nous possède une vraie marge de manœuvre pour réduire sa consommation d’énergie : quelques habitudes qui évoluent et des dépenses judicieuses permettent, à confort égal, une efficacité énergétique bien meilleure à la maison et une facture allégée.

« L’énergie la moins chère, c’est celle qu’on ne dépense pas. »

Qui ne rêve pas de voir fondre sa facture de chauffage et d’eau chaude ? Pour y parvenir, inutile de faire de sa maison une banquise, ni de se laver à l’eau froide.

Surveiller les radiateurs : 19°C dans les pièces à vivre, 16°C dans les chambres, c’est bon pour la santé, le porte-monnaie et l’environnement. Un degré de moins, de 20°C à 19°C, c’est peut-être un pull en plus, mais c’est surtout 7% de consommation en moins…

Le bon choix pour vos lampes

Vous pouvez choisir des produits déjà bien connus des consommateurs, lampes fluo compactes (encore appelées basse consommation, LFC ou LBC) ou Halogènes haute efficacité.D’autre sont amenées à se développer et offrent des perspectives très prometteuses : les lampes à LED (lampes à diodes électroluminescentes).

L’ambiance produite par une source lumineuse peut être « chaude » et reposante. Elle convient alors bien aux pièces de séjour, aux chambres… Elle peut aussi être dynamique. Elle est alors recommandée pour les cuisines, les bureaux, les salles de bain…

Cette sensation provient de la « température de couleur » de la lumière qui s’exprime en degrés kelvin (K). Plus elle est basse, plus la lumière émise tend vers les couleurs chaudes (<4000 K). Plus elle est élevée, plus elle est dynamique (>5300 K) et plus la lumière du jour correspond en moyenne à 6400 K.

Les lampes à incandescence, classiques ou halogènes ont une température de couleur de 2500 à 3400 K. Le blanc chaud de leur lumière est agréable pour un salon ou une chambre.

On a beaucoup reproché aux tubes fluorescents et lampes fluocompactes leur lumière blafarde. De grands progrès ont été faits dans ce domaine, et on en trouve dans une large gamme, de 2700/3000K (lampes fluorescentes « blanc chaud ») jusqu’à environ 6000 K (lampes fluorescentes « lumière du jour »).

Les lampes à LED blanches les plus répandues produisent une lumière blanche bleutée, aux alentours de 6000 K.

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