Carnet de voyage en Mongolie

Le Transmongolien

Après un long séjour en Chine, c’est la Mongolie qui accueille nos valises…

2 juin-3 juin

Aujourd’hui est un grand jour ! Nos visas russes, mongols et nos billets de train en poche, nous pouvons partir pour la Mongolie ! Nous avons bien crû que les tracasseries administratives allaient compromettre notre fin de voyage comme nous l’avions prévu : rentrer en Transsibérien en passant par la Mongolie et la Russie. Bon, compte tenu de la durée de visa russe obtenu, nous devons faire une croix sur Irkoutsk et le lac Baïkal, vraiment dommage. Mais ça va, nous sommes ravis de pouvoir rentrer en Transsibérien.

Le train

C’est donc excité comme des gamins que nous nous rendons à la gare de Beijing. Nous sommes impatients de pouvoir embarquer dans ce train mythique. D’ailleurs, Transsibérien ou Transmongolien ? Eh bien, nous allons prendre le Transmongolien, car le train va rejoindre la Russie depuis la Chine en traversant la Mongolie. Depuis Beijing, le voyage jusqu’à Oulan-Bator, la capitale mongole, dure 30h. Nous partageons notre compartiment de 4 couchettes avec un jeune Mongol, d’à peine 30 ans qui s’appelle Oj. Parti étudier à Singapore, Oj parle très bien anglais. Bien pratique, cela nous permet d’échanger plus facilement !

Notre cabine n’est pas hyper spacieuse, mais largement suffisante pour 4 personnes ; très confortable et bien équipée. Chaque couchette a même un petit écran de télé, mais le film est en mongol ! Les toilettes sont propres, avec du papier toilette ! Un vrai luxe après les trains indiens et chinois ! Dans chaque wagon, 2 Provodnitsa (hôtesses) s’assurent du bien être des passagers et de la propreté. Elles sont très apprêtées, et avec leur uniforme et leur calot, elles font impression !

Le voyage

Les derniers paysages chinois sont très ressemblants à ceux déjà vus, des agglomérations qui n’en finissent pas de s’étendre, avec d’innombrables immeubles en chantier, des tunnels qui transpercent les flancs des montagnes et même encore un bout de la Grande Muraille. C’est vraiment un ouvrage impressionnant ! Puis, nous trouvons quelques villages et des petites fermes, au confort beaucoup plus rudimentaire, et une pollution désolante. C’est donc un visage plus pauvre et ancestral que nous offre la Chine, le contraste entre campagne et grandes villes est vraiment fort. Plus nous nous approchons de la frontière, plus le paysage devient aride, de grandes steppes semblent nous introduire à la Mongolie…

Nouveau pays : nouveaux papiers et nouveaux bogies

20h30, nous sommes à la frontière sino-mongole. En voilà des papiers à remplir ! Notre train s’arrête, nous devons attendre que les officiers chinois passent dans tous les compartiments de chaque wagon. L’opération dure donc un petit moment.

Ensuite, le train doit changer de bogies. Un bogie est un chariot situé sous un véhicule ferroviaire, sur lequel sont fixés les essieux (et donc les roues). Il est mobile par rapport au châssis du wagon. Etant donné que l’écartement des voies est différent selon les pays (environ 10 cm de plus en Mongolie-Russie qu’en Chine), le train s’adapte en remplaçant ses bogies. Le changement s’opère à l’intérieur d’un hangar où chaque wagon est surélevé par 4 vérins, les anciens bogies glissent le long de la voie, les nouveaux arrivent de la même façon et on redescend le wagon. L’opération dure 2h pour l’ensemble du train.

Nous pouvons ensuite passer de l’autre côté de la frontière. Et c’est maintenant au tour de la douane mongole d’effectuer sa ronde, les formalités s’effectuent avec un peu moins de zèle que les voisins et à 1h du matin, le train reprend son chemin.

3 juin : la Mongolie !

Nous nous réveillons dans les steppes mongoles ! Ouah ! C’est comme nous l’imaginions, trop beau. De grandes étendues aux herbes rases et rares, jaunies qui tranchent vivement avec le ciel qui est d’un bleu éclatant. De temps en temps, nous apercevons des troupeaux de bovins ou de moutons, et des groupes de chevaux en liberté. Nous découvrons nos premières yourtes, plantées au milieu de nulle part, nous sommes bien en Mongolie ! Ces paysages nous rappellent l’Islande ou la Patagonie, nous sommes sous le charme et avons hâte de descendre du train pour en découvrir plus.

Ça tombe bien, quelques arrêts nous permettent de faire quelques pas. Le soleil brille fort mais l’air est très frais, il faut s’habiller ! Les Provodnitsa qui doivent attendre sur le quai, postées devant leur wagon, tapent du pied, elles n’ont pas très chaud ! Les gares ont un style architectural soviétique, qui ne contribuent pas réchauffer l’atmosphère. Des petits vendeurs poussent leurs chariots sur le quai, on peut facilement se ravitailler.

Lorsque nous traversons les villes, nous apercevons quelques maisons en briques ou en bois, aux toits et aux volets colorés. On trouve également des yourtes, appelées « ger », ce qui veut dire maison en mongol. Nous comprendrons alors qu’elles ne sont pas réservées uniquement aux nomades. Il s’agit véritablement du type d’habitat traditionnel mongol, qui se maintient aussi en ville, même si la construction d’immeubles s’est bien sûr développée sous l’ère communiste (la Mongolie a été un satellite de l’URSS jusqu’à son effondrement en 90). Les gers ou les maisons sont cloisonnées par des palissades en bois, les routes sont rarement asphaltées. Tout cela nous rappelle des images du Far West telles les BD de Lucky Luke !

Oulan-Bator, nos débuts mongols

Nous découvrons la capitale mongole sous un ciel bleu et un soleil vif. Respectant le caractère nomade de la civilisation mongole, la capitale a changé plusieurs fois de place, de nom également et s’est fixée à l’endroit actuel en 1778. En mongol, Oulan-Bator signifie « Héros rouge », en hommage à la révolution qui a libérée la Mongolie de la domination mandchoue grâce à l’aide des Bolcheviques en 1924. La Mongolie s’est alors retrouvée sous l’emprise soviétique.

Se promener dans Oulan-Bator apporte son lot de surprises. Nous comprenons vraiment que la Mongolie est un pays situé entre deux cultures différentes, russe et chinoise. Elle parait être le fruit de l’influence de ces deux voisins, sans pour autant oublier son identité propre et très prononcée. Contrairement à beaucoup d’autres pays, la Mongolie semble savoir se moderniser tout en maintenant ses traditions. Leur culture est très occidentalisée, sûrement due à la présence russe mais peut être également aux chaines câblées d’aujourd’hui ?

Mode

L’occidentalisation du pays est très visible dans l’habillement. La plupart des Mongols suivent la mode occidentale, plus proche de chez nous que les Chinois. Dans l’ensemble, les femmes sont coquettes, les jeunes sont souvent très à la mode et ils ne feraient pas défaut dans les rues de Paris ou de New York. En même temps, on croise des anciens habillés avec la tenue traditionnelle mongole, des sortes de grands manteaux aux très longues manches, ceinturés d’une large ceinture de tissu coloré, équipés de bottes de cuir et souvent d’un chapeau pour les hommes, et des robes-manteaux colorées pour les femmes. Quelle classe ! Les hommes ont des allures de cow-boys des steppes ! Bref, on trouve des styles très différents, un beau mélange entre tradition et modernité.

Contrastes économiques

Après des décennies d’économie planifiée, la Mongolie a dû effectuer une difficile transition vers l’économie de marché. Au vu du parc automobile, certains semblent s’en être bien tirés, on n’a jamais vu autant de 4×4 énormes et rutilants, des voitures haut de gamme et même des Hummer qu’on croise tous les jours dans les rues de la capitale. Les principaux revenus de la Mongolie proviennent de l’exploitation de mines (cuivre, pierres précieuses et semi précieuses, charbon et même un peu de pétrole). D’autre part, un tiers des Mongols sont de purs nomades, qui vivent de l’élevage de petits chevaux, de moutons, de chèvres, de bovins (yacks, vaches) et de chameaux. Grâce à eux, la Mongolie est exportatrice de produits d’origine animale : viande, laine et poils d’animaux, dont le cachemire (1er producteur mondial ; 2ème ressource nationale après le cuivre). Le tourisme est également une source de revenus qui doit se développer de plus en plus.

Cependant, il faut savoir que la Mongolie figure parmi les pays les plus pauvres au monde (l’un des plus aidés par les donateurs étrangers et le salaire moyen est d’environ 250 euros). Les différences de niveaux de vie sont très frappantes. Nous croisons beaucoup de gens miséreux dans les rues. Et l’alcoolisme semble être un véritable problème de santé publique (nous en constaterons plusieurs exemples au long de notre séjour).

L’architecture

L’architecture et les aménagements urbains sont représentatifs des contrastes économiques énumérés ci-dessus. La construction de nouveaux bâtiments et même de quelques tours de verre sont les exemples du développement récent du pays. Mais l’héritage soviétique est encore très présent avec de grandes barres d’immeubles sans charme et à la peinture écaillée. L’aménagement urbain est déglingué, les routes sont défoncées. Les rues et trottoirs s’aménagent, mais même neufs, ils ne sont souvent pas achevés ou bien déjà abimés.

L’agencement de la ville est chaotique et hormis les quartiers d’HLM soviétiques, il ne semble pas y avoir de plan d’aménagement. Les infrastructures routières sont insuffisantes, le parc automobile a dû exploser mais sûrement pas les caisses de l’Etat. Résultat : des embouteillages énormes qui surpassent Paris ! Une vraie jungle urbaine. En tant que piéton, il faut être très vigilant. Les Mongoliens semblent conduire leur véhicule comme ils montent leurs chevaux, sans code de la route donc !

Evasion dans les steppes mongoles et le désert de Gobi

Nous ne sommes pas venus en Mongolie pour les richesses architecturales de la capitale mais pour ses paysages. Nous faisons donc appel à une agence pour faire une petite excursion de 10 jours dans le cœur du pays. Nous partons à 5 touristes avec 2 Singapouriennes et 1 Australien, accompagnés d’un chauffeur et d’une cuisinière. A bord d’un van russe dont l’âge reste un grand mystère, nous partons à l’assaut des steppes, du désert de Gobi au sud, avant de remonter par la Mongolie Centrale.

Quitter l’agglomération d’Oulan-Bator nous prend un peu de temps. A mesure que nous nous éloignons du centre-ville, l’état des routes s’empire et la misère se fait plus ressentir, avec des quartiers de gers très pauvres. Après quelques décharges à ciel ouvert, nous commençons à quitter l’urbanisation et à découvrir les grandes steppes : quelques collines et de grandes étendues d’herbes broutées par les chevaux en liberté. Les gers ponctuent de temps en temps le paysage. Nous croisons quelques troupeaux de bovins, de moutons et de chèvres et parfois des cavaliers.

Au bout de 5 heures de route, la végétation se raréfie et dès le premier soir, nous nous retrouvons dans un environnement plat et rocailleux. Tout au long du séjour, nous dormons dans des gers, chez des nomades ou semi nomades qui complètent leurs revenus en proposant des hébergements. Les premiers contacts sont très sympathiques. Nous assistons à la traite des chèvres, dégustation de yaourts maison dans la ger familiale, et partie de foot avec le jeune garçon qui semble bien content de trouver de nouveaux joueurs.

Les gers

Nous sommes ravis de pouvoir découvrir cette habitation traditionnelle, symbole de la culture mongole. La première fois que nous rentrons à l’intérieur, nous sommes surpris par la taille. C’est plus spacieux que ce que nous imaginions. C’est plutôt cosy et bien conçu. L’aménagement est souvent similaire, avec bien sûr le poêle au centre et son conduit qui ressort au centre du toit. Le long du mur sont disposés des meubles bas, souvent de couleur orange et aux motifs colorés. Des tas de couvertures sont empilés. Plusieurs tapis et balatums recouvrent le sol. Les équipements modernes ne font pas défaut, avec bien sûr la TV (même en plein désert) et dans les zones plus développées, on trouve aussi des réfrigérateurs. Dans les zones non urbanisées, l’électricité est fournie par des panneaux solaires. En ville, on brûle du charbon avec de grandes cheminées qui crachent une fumée noire. On imagine en hiver…

Le désert de Gobi

Le plus grand désert d’Asie est célèbre pour ses dunes de sable mais aussi pour ses steppes et ses sites de dinosaures fossilisés. Nous ne sommes pas déçus du voyage même si au fur et à mesure des heures de route vers le sud, le paysage varie peu. De rares reliefs tranchent le désert de caillasse qui s’étend jusqu’à l’horizon. Les nuits sont très fraîches mais le soleil tape fort la journée. Puis nous trouvons un paysage étonnant. Lovées le long des montagnes, les dunes de Khongor s’étendent sur 180 km. A la lisière du sable, une petite rivière permet à une herbe riche et grasse de nourrir les troupeaux de moutons, chèvres et aussi des chameaux. Ces derniers servent en autre pour le transport (des yourtes notamment). Très résistants au froid, leur laine est bien sûr exploitée.

Tous les animaux offrent plusieurs « services » aux familles d’éleveurs nomades. Même si en « campagne », ils se déplacent en moto pour la plupart, les Mongoliens utilisent chameaux et chevaux pour le transport. Les animaux leur fournissent bien évidemment de la nourriture (lait-viande) pour les vaches, chèvres, moutons et chameaux. Les laines, poils et cuir sont aussi utilisés. Ainsi, le feutre utilisé pour isoler les gers est confectionné à partir des poils de moutons. Et les animaux apportent aussi du combustible ! Et oui, les crottes séchées sont récupérées pour être brûlées dans le poêle.

La panne !

11h, nous roulons depuis plusieurs heures dans le désert, où l’on ne croise pas souvent âme qui vive. D’un coup, le van russe fait une embardée, nous voilà bien secoués à l’arrière et on se retrouve sur le siège des voisins avant de se retrouver immobilisés, la roue avant gauche du van plantée dans le sable. Notre chauffeur a sous-estimé un dénivelé d’environ 80 cm. Résultat, un essieu de cassé ! Mmmh, où est la caravane du Dakar pour nous réparer tout ça ??

Le chauffeur ne panique pas, il sort le cric, démonte la roue et commence à tenter de réparer. Nous sommes chanceux, bien que plantés en plein désert, on aperçoit une ger à l’horizon. Il part chercher de l’aide. Il ne reviendra que vers 16h, avec un « mécano » et quelques pièces. En attendant, on tue le temps sous un soleil de plomb. On décide d’aller demander à s’abriter dans la ger. 2 km après, nous y voici mais les premiers contacts ne sont pas évidents. Ils nous invitent à rentrer, nous offrent du thé et des biscuits mais le silence règne. Nous voici avec une mère et ses 5 enfants (de 1 à 19 ans), le mari est parti en moto avec notre chauffeur chercher de l’aide. Les enfants restent devant la TV, et ne semblent pas très curieux. En fait, ils sont surtout très timides. On sort le jeu d’UNO, l’atmosphère se détend, et au final on passe un super après-midi, à boire du thé, jouer aux cartes et échanger de grands sourires ! 19h, le van est réparé, on repart ! Bien sûr, nous ne pouvons pas rejoindre le camp de base prévu. Nous allons dormir chez le mécano à quelques heures de là, où une ger a été spécialement montée pour nous. Mais l’installation n’est pas terminée, nous pouvons donc participer, c’est super ! Ça rappelle un peu des souvenirs de camping en famille ! Au final, cette journée s’avère l’une des plus riches du voyage et c’est l’occasion de constater à quel point les Mongoliens sont plein de ressources. Quand on voit comment ils ont réussi à réparer avec quasi rien, en plein désert et la solidarité mise en marche automatiquement… On se dit qu’on a pu voir la « vraie » Mongolie. Une excellente expérience.

La Mongolie Centrale

En quittant le désert de Gobi, la végétation reprend ses droits progressivement, avec quelques broussailles au début, puis des touffes d’herbes et enfin des étendues herbeuses mais qui restent rases. Elles procurent néanmoins une alimentation aux troupeaux que nous trouvons plus nombreux : chevaux, moutons, chèvres, vaches et des yaks ! Comparés aux yaks népalais, ceux-là sont plus impressionnants, plus massifs et très poilus. Nous n’avons pas encore trouvé d’arbre jusqu’à présent.

Puis, nous arrivons dans la région de la Mongolie Centrale, plus montagneuse et bordée de quelques forêts de conifères. Nous dormons 2 jours en bordure d’un petit canyon, où coule une rivière au milieu. L’endroit est magnifique, balades à pied et à cheval nous font encore plus apprécier ce pays et ses paysages.

Nous sommes bien sûr un peu réticents à quitter ces merveilleux panoramas et à revenir à Oulan-Bator. Mais soyons honnêtes, retrouver le confort des douches et des toilettes est bien agréable !

La gastronomie mongole

Sans surprise, nous n’avons pas trouvé la cuisine mongole très raffinée, assez grasse et avec peu d’épices. De par les conditions propres au pays, il y a peu de légumes et la viande a souvent un goût très prononcé. Par exemple, la viande de chèvre est forte et plutôt dure à mâcher. Dans les petits restaurants, les plats classiques sont souvent composés de viande (sous forme de boulette ou hachée), ou de saucisses, accompagnée de riz, un peu de purée et d’œuf (sous toutes les formes) et de quelques salades (piémontaise ou carottes râpées). Ce sont des plats donc assez occidentaux. La vie nomade influence bien sûr la gastronomie, avec outre la viande, des produits laitiers préparés par les locaux.

Voici les spécialités très courantes auxquelles nous avons goûté :

Banshtai : ce sont l’équivalent des dumpling (ou raviolis) en Chine ou des momos au Népal. Ils sont fourrés à la viande de mouton. Ils sont parfois servis dans du thé au lait.

Banshtai
Banshtai

Khuushuur : un demi-cercle de pâte (la même que celles des momos) cuite dans l’huile et fourrée à la viande hachée. 2 ou 3 suffisent à nous caler, souvent accompagnés d’une petite salade (pommes de terre-mayo ou de carottes).

Khuushuur
Khuushuur

Dans les gers des familles, nous mangions souvent des sortes de ragouts, avec des morceaux de viandes et pommes de terre, carottes. Ils apprécient la viande séchée également. Nous avons aussi goûté divers mets à base de lait de chèvre ou de chameau : lait, yaourts et fromage dont le goût reste bien en bouche… Enfin, la boisson principale (après la vodka) est le thé, dont le thé au lait salé, au goût assez fort encore.

Les déchets, encore et encore…

Comme dans pratiquement tous les pays en voie de développement visités, la Mongolie rencontre un problème majeur pour la gestion de ses déchets. Bien sûr, quand on voit l’étendue du pays et la densité de population (dans les régions désertiques notamment) ; on comprend bien qu’une logistique de collecte est difficile à mettre en place. Mais malheureusement, le principal problème est plutôt culturel. Les Mongoliens jettent tout, n’importe où. Même les coins les plus isolés sont pollués de déchets, la moindre cavité en est remplie. Nous pensons avoir trouvé plus de cadavres de bouteilles de vodka que de chevaux en liberté… Affligeant, aussi bien pour l’environnement que le fléau social ainsi représenté.

Conclusion

Avec la Mongolie, on se dit qu’on termine notre petit tour en beauté. Nous ne sommes pas lassés de ses paysages magnifiques. Bien sûr, la capitale d’Oulan-Bator n’offre pas un charme exceptionnel mais elle est le témoin d’un pays à l’histoire récente bouleversée. A souhaiter que l’avenir permette à tous les Mongoliens d’améliorer leurs conditions de vie tout en conservant leurs traditions et leur caractéristique nomade. Et nous espérons que la préservation de l’environnement deviendra bientôt une priorité, afin que ce pays reste ainsi l’un des plus beaux au monde à nos yeux.

Dernière étape de notre en Russie.

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