Carnet de voyage en Inde

Après avoir quitté le Népal, direction l’inde, une escapade pleins de surprises.

09 avril

Cache-cache avec la Douane indienne…

Après quelques bus et une jeep, nous quittons le Népal et nous voilà à la frontière indienne. Nous avançons dans la ville mais sans nos tampons, il nous faut chercher le bureau des douanes indiennes… Et ben oui, pourquoi le mettre juste à l’entrée du pays comme partout ? Non, l’Inde est beaucoup plus fun, nous partons donc à la recherche des douaniers… Ils sont planqués en plein milieu des magasins, des vaches et de la foule, dans un petit bureau installé sous des arcades et caché derrière un rideau. Nous y trouvons 4 vieux messieurs, attablés à une table où reposent 2 crayons et quelques tampons et aucun uniforme. On les soupçonne de jouer aux cartes avant notre arrivée. Bref, cela n’a rien d’un bureau des douanes conventionnel… Welcome in India !

Acheter un billet de train…

Nous prenons un bus pour rejoindre la ville de Gorakhpur d’où l’on espère prendre un train le jour même pour Varanasi. Oui, mais voilà, nous sommes en Inde et l’aventure indienne commence à la gare de Gorakhpur ! Arrivés dans le bâtiment principal, nous nous dirigeons vers un premier guichet. Pendant notre attente, on nous indique un deuxième guichet. Arrivés à celui-ci, le guichetier nous renvoie vers le premier, allez c’est reparti ! Notre deuxième interlocuteur nous annonce que pour l’achat d’un billet, il faut se rendre dans un autre bâtiment. Et hop, nous ressortons de la gare, demandons à plusieurs personnes notre chemin, le bâtiment est à 500 mètres de la gare. Une fois arrivés enfin au bon endroit, on hallucine !

C’est sale, les files d’attentes sont bondées, uniquement d’hommes et c’est plutôt la cohue. Nous n’avons pas la même notion de file d’attente que les indiens. En fait, on devrait changer l’expression « file indienne » par « troupeau indien », où il faut jouer des coudes et passer devant tout le monde pour être servi ! Parmi les 15 guichets, nous trouvons celui qui sert les touristes. Nous entamons l’attente. Mais, entre deux, nous nous rendons compte que tous les indiens sont munis d’une petite feuille qu’ils ont remplie auparavant. Mais où trouver cette feuille ? On se démène un peu, on l’a trouvé et maintenant on en fait quoi ? On doit renseigner nos noms, date de voyage, train, horaire et classe souhaitée. Oui, mais voilà à part nos noms et la date, on ne connaît pas ces infos ! Pas grave, nous faisons la queue avec notre feuille à peine remplie, on verra bien. Ça y est, nous sommes face à notre guichetier qui doit nous aider.

Mais voilà, il est aimable comme une porte de prison, répond par monosyllabe et nous explique que les 2 dernières places pour le train désiré ont été vendues aux touristes qui étaient juste devant nous. Il nous propose donc un billet « en attente » et si quelqu’un se désiste nous pourrons avoir une place. Nous avons 1h30 à attendre, nous décidons de rester dans la gare. Nous trouvons une place dans un couloir sale, avec les murs re-décorés de crachats rougeâtres, où l’on se fait dévorer par les moustiques et où l’on a tout le loisir d’observer une petite souris vivre sa vie à côté d’une poubelle où l’on soupçonne du vomi… Les indiens nous observent comme si on débarquait de la planète Mars. Bref, c’est que du bonheur ! Nous refaisons la queue, Mr Porte de Prison nous annonce qu’il n’y a pas de place pour ce soir. Il faut annuler ce billet et en acheter un autre. « OK, allons-y ! ». Il nous répond : « Il faut un nouveau papier pré-rempli ! » Allez hop, on refait la queue et on dégote ENFIN un billet pour demain matin à 5h, nous voulions un départ plus tard mais Mr Porte de Prison n’a rien voulu savoir ! Nous partons à la recherche d’un hôtel pour quelques heures de sommeil. Nous avons choisi le « moins pire » de tous ceux décrit dans le Lonely Planet. Et là, surprise ! C’est la pire chambre que nous n’ayons jamais eue ! La salle de bain arbore un niveau de saleté inimaginable pour un hôtel ! Et là encore les moustiques sont légion. Il fait chaud, moite, comme les draps qui sont parsemés de tâches et odeurs suspectes… Welcome in India !

10 avril

Voyage en train

4 heures du matin, nous quittons notre hôtel « 5 étoiles » pour rejoindre la gare. Dehors, le spectacle est surprenant. Beaucoup de gens sont debout, on s’affaire déjà autour des taxis et des étals. Sous des couvertures, on devine des gens qui dorment un peu partout. Et à mesure que l’on s’approche de la gare, ils sont de plus en plus nombreux à dormir à même le sol. Des centaines de personnes dorment sur les trottoirs, les bancs, dans les salles d’attente et sur les quais. De tout âge, on trouve des vieillards ou des femmes avec de très jeunes enfants dans les bras. Cette Inde est surprenante, captivante. Nous devons l’être aussi, car tout le temps, se posent sur nous des regards intenses, interrogateurs ou juste stoïques. Pas évident… On se demande ce qu’ils pensent de nous. Depuis le début de notre voyage, c’est la première fois que nous sommes autant observés.

Notre voyage en train se déroule bien. Nous sommes installés dans un wagon « sleepers », c’est-à-dire avec 6 couchettes par compartiment, donc celles du milieu se rabattent pour former 2 banquettes avec celles du bas. Seuls au début, un homme s’installe ensuite à nos côtés, puis le train se remplit au fil des arrêts, que des hommes pour la plupart. Lili se retrouve la seule femme dans le compartiment. Toutes les odeurs sont du voyage (comme dans la rue) pipi, caca, vomi mais aussi de bonnes odeurs de cuisine qui ouvrent l’appétit. Des petits marchands déambulent de temps en temps dans les wagons ou sur les quais des gares, ce qui nous permet de nous restaurer facilement. Le paysage qui défile pendant 250 kms est toujours le même : de grandes plaines, majoritairement couvertes de champs de blé. Quelques villages sont composés de maisons aux murs de terre, toits de branchages et cour en terre battue. Dans les champs, ce sont surtout des femmes qui travaillent. Parfois quelques hommes sont accroupis au milieu de nulle part, à faire leurs besoins, impassibles devant le train, tel une vache en Normandie qui regarderait passer le Paris-Granville. Près des agglomérations, la pollution est très dense. Des tas de déchets longent la voie ferrée ; vaches, cochons, chiens et oiseaux y fouinent quelques restes intéressants, quand ce ne sont pas des hommes…

Varanasi

Arrivés à Varanasi, anciennement Bénarès, nos voisins nous indiquent l’arrêt où descendre. Dans la gare, un bureau touristique efficace nous renseigne pour rejoindre notre hôtel. Nous nous y rendons en rickshaw, un genre de tricycle motorisé couvert d’une capote, avec deux places à l’arrière. Notre chauffeur est accompagné d’un jeune homme. A l’arrivée, ce dernier veut nous accompagner à « une bonne adresse ». Nous déclinons son offre et pensons-nous être débarrassés de ce rabatteur. Nous nous enfonçons dans les méandres des petites ruelles de la vieille ville pour trouver l’hôtel de notre choix. Un vrai labyrinthe où l’on se perd un peu, cela prend un peu de temps mais nous y arrivons. Mais pendant tout ce temps, nous étions suivis par notre rabatteur ! Nous ne nous en rendons pas compte aussitôt mais il sollicite notre hôtelier pour une commission. Mais il se fait envoyer paître ! Notre hôtelier nous explique l’incident et nous met en garde des dernières arnaques à la mode…

Varanasi
Varanasi

Après une bonne douche et un peu de repos, nous partons déjeuner. Nous nous arrêtons chez un petit vendeur de rue où nous sommes tentés par des samossas et autres délices culinaires indiens, un vrai régal ! Les samossas seront parmi nos mets préférés : ce sont des triangles de pâte frits, farcis avec une préparation épicée à base de légumes, le plus souvent de pommes de terre. Nous y sommes accueillis chaleureusement, nous ne comprenons pas tout aux mots de vocabulaire qu’on essaie de nous faire apprendre, mais on rigole bien. Nous continuons notre balade en ville. Les vaches sont partout, ou plutôt n’importe où ! Elles déambulent librement dans les rues, mangent tout, on leur donne parfois quelque nourriture, souvent les indiens qui passent devant elles leur touchent la tête et se signent ensuite. Les bouses de vaches sont partout également, y a intérêt à regarder où l’on met ses pieds ici ! Jamais vu des rues aussi sales. Un monde fou déambule, des hommes majoritairement. Nous nous faisons accoster constamment pour nous renseigner, parler un peu et/ou surtout pour nous vendre quelque chose ! Beaucoup connaissent quelques mots de français et ont presque toujours un ami en France ! Déambuler dans ce capharnaüm n’est pas de tout repos. Pour le dîner, nous retournons au petit vendeur de samossas de ce midi. Il nous reconnaît et nous accueille avec un grand sourire. Voilà nos premières impressions, l’Inde est fatigante mais tout aussi touchante !

11-12 avril

Nous poursuivons la visite de Varanasi pendant deux jours, à nous laisser nous perdre dans les ruelles aux 1000 échoppes. Ce n’est pas de tout repos la promenade en Inde. Nos sens sont en alerte constamment, odeur, vue et bruit, des motos déboulent dans ces rues qui seraient piétonnes chez nous, elles ne font parfois qu’1,50 m de large. Et toujours plein de vaches et la foule partout.

Les Ghats

L’un des intérêts majeurs de la ville est le Gange qui la longe, considéré comme fleuve sacré. Il fait partie intégrante de la religion hindoue et fait donc l’objet de nombreux rites tels des bains sacrés et des crémations. Pour accéder au fleuve, des escaliers sont installés un peu partout, appelés ghats. Certains sont dédiés à la crémation comme celui de Manikarnika, on croise souvent des processions funéraires dans les ruelles avoisinantes. Recouverts de draps et de fleurs, les corps sont portés sur des palanquins posés sur les épaules de plusieurs hommes. Le cortège n’est composé que d’hommes qui scandent ou chantent. Le ghat réservé à la crémation est impressionnant, des tas de bois semblent monter jusqu’au ciel, en attendant leurs prochains « clients ». De grosses balances permettent de peser et de facturer les bûches utilisées. Plusieurs bûchers sont allumés simultanément. Une fois éteint, les cendres du défunt sont versées dans le Gange, le fleuve sacré permettrait ainsi de mettre fin aux cycles des réincarnations. Varanasi est ainsi l’ultime lieu de pèlerinage pour les hindous. Se promener le long de ses rives est une expérience unique aux yeux d’un occidental. L’activité est permanente, depuis l’aube jusqu’au soir, nous observons les indiens qui procèdent à des rites sacrés, des bains, des enfants qui jouent au cricket, des buffles qui se baignent avec les enfants autour. Se poser sur les marches et observer ce spectacle est fascinant.

Khajuraho ou Angkor version indienne

12-13 avril

Khajuraho
Khajuraho

Classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité, les temples de Khajuraho valent le détour. Cela nous fait penser à Angkor au Cambodge, l’histoire des deux sites se ressemble dans le sens où ils ont été tous les deux oubliés, laissant la jungle reprendre ses droits. Et c’est au 19ème siècle, qu’ils sont « redécouverts » par un colon, emmené sur place par les locaux.  La comparaison s’arrête là ; le site de Khajuraho est beaucoup plus petit, et aménagé avec des espaces verts, on se croirait un peu dans un Disneyland culturel. Les temples ont été restaurés, parfois en dépit du bon sens, mais tout de même l’ensemble vaut le coup d’œil. Les sculptures inspirées du Kama Sutra nous laissent perplexes, quand on voit les positions très suggestives et le puritanisme d’aujourd’hui, on ne comprend pas bien l’évolution des mœurs. En effet, aujourd’hui toutes les femmes sont couvertes de la tête aux pieds, dans des vêtements relativement amples. Et en tant que touristes, il n’est pas bien vu pour les femmes de se promener avec des tenues trop courtes ou moulantes… Bon et puis pour être honnête, on se lasse vite car tous les temples présentent la même architecture, les mêmes plans de construction et parfois les mêmes sculptures.

Agra

14-16 avril

L’achat du billet a encore été une aventure, mais le voyage en train se déroule bien. Malgré le chaos apparent de la gestion en gare, les trains sont ponctuels. Les paysages qui défilent se ressemblent ; toujours de grandes plaines séchées par la chaleur écrasante (35° en moyenne) avec de rares reliefs qui perturbent la monotonie. Encore des vaches, quelques chèvres et des hommes qui font leurs besoins. Toujours des déchets le long des voies et en abondance le long des agglomérations.

Agra
Agra

Arrivés à Agra, nous commençons par une visite de la ville et un aperçu du Taj Mahal au loin. Nous nous promenons dans un parc qui débouche sur un cimetière, squatté encore uniquement par des hommes, ils semblent passer une bonne partie de leur journée ici ?! Il y a encore des ghats qui mènent à la rivière Yamina. Une crémation est en cours. La pollution nous laisse une nouvelle fois sans voix. Chiens, buffles, hommes se baignent dans une eau noirâtre, inondée de déchets. Nous continuons notre balade dans les rues animées des bazars. Encore un joyeux bordel où nous nous régalons de samossas et nouvelle découverte : les dosas, de grandes crêpes salées, spécialité de l’Inde du sud. Mmmh un délice !

Autre jolie découverte, celle du fort d’Agra. Une grande forteresse, avec des remparts rougeâtres imposants qui cachent en son sein un palais à l’architecture complexe que l’on ne soupçonnait pas.

La merveille indienne : le Taj Mahal

Taj Mahal
Taj Mahal

Nous nous levons avant l’aube pour cette merveille et nos « efforts » sont gracieusement récompensés. Nous jouirons pendant un petit instant du Taj Mahal pour nous tous seuls ! Avec le soleil levant sur ce bâtiment immaculé et aux proportions parfaites, nous restons admiratifs. C’est très beau. Bon, ce qui est plus triste c’est qu’il s’agit d’un mausolée construit par un empereur pour son épouse, morte en mettant au monde leur 14ème enfant.

Taj Mahal
Taj Mahal

Jaipur, la ville rose

17-18 avril

Jaipur
Jaipur

Nouveau trajet en train qui nous offre de belles rencontres. Nous arrivons à Jaipur, la ville rose et capitale du Rajasthan, la promenade en ville est agréable. Beaucoup d’indiens nous interpellent pour poser devant l’appareil. Ils sont rigolos parfois. Ils nous demandent souvent de se prendre en photo avec nous, on se croirait des stars ! Mais cela arrive aussi à d’autres touristes, donc finalement nous ne sommes pas si exceptionnels !

Jaipur
Jaipur

Nous visitons le Palais au Vent, avec une architecture originale. Depuis ses terrasses, nous avons une superbe vue sur la ville qui est enclavée au cœur d’une vallée. Nous visitons un nouveau palais, le City Palace. Un impressionnant complexe de cours, de jardins et de bâtiments qui laisse imaginer la vie fastueuse des Maharajas et de leurs cours.

Pushkar

19-20 avril

Pushkar
Pushkar

Nous nous enfonçons un peu plus vers l’ouest, nous sommes maintenant à Pushkar, où la température monte encore un peu plus. Construite autour d’un lac sacré, la ville est une nouvelle fois un lieu de pèlerinage pour les Hindous mais aussi pour les amateurs de chameaux. Tous les ans, vers octobre-novembre, se tient la foire aux chameaux, la plus importante du pays, rassemblant plus de 200.000 personnes et 50.000 chameaux ! Nous nous contentons de la visite de quelques temples mais beaucoup sont inaccessibles pour les non pratiquants que nous sommes. Une colline à proximité de la ville permet d’apercevoir les étendues désertiques qui l’entourent.

Jodhpur, la ville bleue

21-22 avril

Nous prenons cette fois ci le bus pour rejoindre Jodhpur, le paysage est désertique, quasi pas de cultures, quelques arbres semblent être perdus au milieu des grandes étendues, et sur les collines, quelques broussailles brunâtres. Après le rose des murs de Jaipur, nous voici à Jodhpur, la ville bleue. La couleur bleue permet à la fois de minimiser la chaleur à l’intérieur des maisons mais également de repousser les insectes. A l’inverse, le rose a été peint sur les murs de la ville de Jaipur, en signe de bienvenue (couleur de l’hospitalité) au Prince Edouard VII qui visita la ville en 1876.

Jodhpur
Jodhpur

Se promener dans les ruelles bleues de Jodhpur est un vrai bonheur. L’Inde est si colorée, les maisons, les saris des femmes, une vache au coin de la rue, on ne s’ennuie pas ! On se dit qu’un indien en visite en Europe doit trouver nos villes bien tristes et grises… Jodhpur présente un autre intérêt architectural : l’imposante citadelle de Mehrangarh qui s’élève majestueusement au-dessus de la ville. Perchés sur des parois rocheuses, ses impressionnants remparts abritent un labyrinthe de palais et de cours. Une fois de plus, nous sommes admiratifs. Une fois la visite achevée, nous redescendons vers la vielle ville. Nous déjeunons dans un petit resto familial pour déguster un plat traditionnel : le thali qui est servi le plus souvent servi dans un récipient du même nom, en inox et compartimenté. Le thali est composé de plusieurs mets que l’on mélange à souhait : du riz, du dhal (purée de lentilles ou légumes secs au curry), yaourt ou autres sucreries et le tout est accompagné de chapati (un pain rond sans levure). On se rafraichit avec un lassi, la boisson lactée découverte sur un stand indien au Népal. Toujours aussi bon.

Jodhpur
Jodhpur

Jaisalmer

23-25 avril

Nous nous enfonçons encore plus vers l’ouest de l’Inde, la frontière avec le Pakistan est à moins de 150 kms. La chaleur s’intensifie, 42° environ en pleine journée mais l’air est sec, cela est donc plus supportable qu’on pourrait l’imaginer. Fondée en 1156, la ville prospéra grâce à sa position stratégique sur la route commerciale entre l’Inde et l’Asie centrale. Aujourd’hui, sa position militaire et le tourisme constituent ses principales sources de revenus. Une fois de plus, un fort massif avec palais et vielle ville à l’intérieur attire le visiteur. Effectivement, c’est très joli et nous devons une fois de plus reconnaitre le talentsdes artisans de l’époque. Malheureusement, nous sommes atterrés par la pollution. En effet, il est impossible de faire le tour des remparts, situés à l’arrière des maisons, celles-ci sont envahies des déchets de la vielle ville. Bref, l’Inde présente des merveilles mais reste incroyablement sale.

Jaisalmer
Jaisalmer

Escapade dans le désert à dos de chameau

Partons loin des villes pour découvrir des paysages immaculés… Bon, ben non, c’est raté, loin d’être le Sahara, le désert de Thar autour de Jaisalmer est composé de broussailles arides ponctuées de villages. Donc nous y trouvons des chèvres, des chameaux, des hommes et … leurs détritus. Mais bon, on essaie de passer outre et on profite d’une balade à chameaux pendant 2 jours, nos fesses s’en souviendront plus longtemps ! Mais c’est rigolo, celui de Nico est assez fidèle à son maître, toujours arrêté pour grignoter quelques branchages, au grand désespoir de son cavalier ! Nous assistons au coucher du soleil sur un banc de sable qui nous fait penser cette fois ci au Sahara ! Préparé au feu de bois, nous dégustons un délicieux thali assis sur un tapis. Tout en refaisant le monde, nous observons le ciel étoilé. C’est très beau. Nous dormons à la belle étoile. Se lever en même temps que le soleil, avec toutes ces couleurs qui changent est une superbe expérience.

Delhi

26-28 avril

Nous terminons une nouvelle fois par la capitale et c’est assez intéressant de pouvoir ainsi comparer avec le reste du pays. Tout comme Paris n’est pas la France, Delhi est encore moins l’Inde. Bien sûr, nous retrouvons la culture, la cuisine et les indiens que nous avons déjà rencontrés pendant notre séjour. Mais nous y trouvons également des quartiers modernes, riches et des magasins aux marques et style occidentaux. Et, nous y retrouvons aussi la misère et la pollution, mais en plus intense également. Bref, un pays qui fonctionne à plusieurs vitesses où le contraste entre riches et pauvres est encore plus flagrant que dans d’autres pays visités.

Delhi
Delhi

La ville est immense, les immeubles n’excédant rarement les 3-4 étages, elle s’étale à l’horizon quand on prend le métro aérien (premier espace public que l’on trouve à peu près propre).

Delhi
Delhi

De tout notre voyage, l’Inde est le pays le plus contrasté : beautés et pollution, richesse et misère extrême, bonnes et mauvaises rencontres et nos ressentis également… Nous avons oscillé entre agacement et émerveillement. Elle offre et prend beaucoup au voyageur qui la visite. Et celui-ci ne peut en revenir indifférent. Bref, l’Inde est unique.

Direction la Chine pour de nouvelles aventures.

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