Comment choisir son châssis entoilé pour la peinture ?

Châssis entoilé

Quel que soit le type de peinture que vous pratiquez, vous devez trouver le châssis entoilé qui correspond à vos besoins. Il existe différentes sortes de supports dont voici en résumé les descriptifs pour vous guider dans votre choix.

Comment reconnaître qu’une toile est de bonne qualité ?

La qualité du support dépend à la fois de la qualité de la toile et de la qualité du châssis. Une toile peut être considérée de qualité en fonction de sa capacité à conserver sa tension, sans qu’il ne se crée de poches ou que la toile ne gondole.

Le châssis idéal est en bois de qualité rigide et insensible à l’humidité. Attention de vérifier que les finitions du châssis sont bien en biseau, afin que la toile ne risque pas d’entrer en contact avec la toile. Parfois, il se peut qu’il n’y ait pas de biseau, mais que la toile soit surélevée grâce à un rebord.

Vous devez prévoir la possibilité d’apposer des clefs pour retendre la toile. Pour cela, votre châssis doit posséder les encoches prévues à cet effet.

Le réglage de la tension de la toile

Vous possédez donc un châssis muni des encoches où enfoncer les clefs, la partie plate contre le châssis. Posez les clefs par paire, en les enfonçant doucement au marteau. Cette opération doit avoir lieu avant de commencer votre création.

En manipulant les clefs, vous écartez les tasseaux et tendez le châssis, jusqu’à obtenir une tension homogène sur l’ensemble de la toile.

L’enduction du châssis entoilé

Pour qu’une toile « accroche » correctement la peinture, vous devez passer un apprêt que l’on nomme « enduction ». Ces apprêts existent en flacons prêts à l’emploi que vous trouvez facilement dans les boutiques de loisirs créatifs et de beaux arts.

La qualité de cet enduit est importante, car elle a une grande influence sur le rendu ultérieur.

1.       La toile de lin

La toile de lin est généralement la plus prisée. Elle est suffisamment rigide pour bien résister au temps, sans que les tensions ne se relâchent. Elle est solide et peu sensible à l’humidité, quelle que soit la référence que vous choisissiez : lin fort, lin moyen, lin fin ou lin naturel.

C’est vous qui allez déterminer le grain qui vous convient le mieux en fonction de vos goûts et de ce que vous envisagez de peindre. La seule obligation est de vous tourner vers une toile suffisamment épaisse si vous travaillez au couteau.

Pour ce qui concerne le lin naturel ou lin brut, il offre des possibilités très intéressantes sur le plan artistique.

2.       La toile de coton

Dotée d’une très bonne réputation, la toile de coton présente cependant un inconvénient majeur : elle ne résiste pas à la tension du châssis et se détend rapidement.

Pour pallier ce problème, vous pouvez utiliser des clefs qui permettent de retendre la toile, comme expliqué précédemment.

3.       La toile synthétique

La toile synthétique est le plus souvent fabriquée dans du polyester. Le support a été adapté à son usage, avec une toile souple, mais qui ne se détend pas, et avec un tissage très fin qui la rend lisse et agréable à travailler.

Les amateurs de glacis ne jurent que par elle !

4.       Le carton toilé

Il s’agit d’une toile de coton collée sur un carton. Très pratique pour les petits formats, le carton empêche la toile de se détendre. En revanche, il est déconseillé pour les grands formats, car le carton gondole et se déforme.

Vous bénéficiez avec le carton toilé de la qualité du coton, sans pâtir de sa trop grande souplesse.

Faites des essais pour trouver la toile qui vous convient le mieux. Dans tous les cas, vous devez exiger un minimum de qualité sinon, vous ne serez jamais satisfait du résultat.

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