L’ossuaire de Douaumont

Ossuaire de Douaumont


L’ossuaire de Douaumont est un monument commémoratif contenant les restes squelettiques des soldats morts sur le champ de bataille pendant la bataille de Verdun pendant la Première Guerre mondiale. Il est situé à Douaumont, en France, sur le champ de bataille de Verdun. Il a été construit à l’initiative de Mgr Charles Ginisty, évêque de Verdun. Il a été désigné comme nécropole nationale ou cimetière national.

Histoire de l’ossuaire de Douaumont

Pendant les 300 jours de la bataille de Verdun (21 février 1916 – 19 décembre 1916), environ 230 000 hommes sur un total de 700 000 victimes (morts, blessés et disparus) sont morts. La bataille est connue en allemand sous le nom de Die Hölle von Verdun (anglais : The Hell of Verdun), ou en français sous le nom de L’Enfer de Verdun, et se déroule sur un champ de bataille couvrant moins de 20 kilomètres carrés.

Informations sur l’ossuaire

L’ossuaire est un mémorial contenant les restes des soldats français et allemands morts sur le champ de bataille de Verdun. À travers de petites fenêtres extérieures, on peut voir les restes squelettiques d’au moins 130 000 combattants non identifiés des deux nations remplir les alcôves à l’extrémité inférieure de l’édifice. À l’intérieur de l’ossuaire, le plafond et les murs sont partiellement recouverts de plaques portant les noms des soldats français morts pendant la bataille de Verdun. Quelques-uns de ces noms proviennent de combats qui se sont déroulés dans la région pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que d’anciens combattants des guerres d’Indochine et d’Algérie. Les familles des soldats qui sont reconnus ici par leur nom ont contribué pour ces plaques individuelles. Devant le monument, le plus grand cimetière militaire français de la Première Guerre mondiale, avec ses 16 142 tombes, se trouve en pente descendante. Il fut inauguré en 1923 par le vétéran verdunois André Maginot, qui dessina plus tard la Ligne Maginot.

L’ossuaire fut officiellement inauguré le 7 août 1932 par le président français Albert Lebrun.

Architecture

Les architectes de l’ossuaire sont Léon Azéma, Max Edrei et Jacques Hardy ; George Desvallières réalise les vitraux. La tour mesure 46 mètres de haut et offre une vue panoramique sur les champs de bataille. La tour contient une cloche mortelle en bronze, pesant plus de 2 tonnes, appelée Bourdon de la Victoire, qui est sonné lors des cérémonies officielles. Il a été offert par une donatrice américaine, Anne Thornburn Van Buren, en 1927. Au sommet de la tour se trouve une “lanterne des morts” rouge et blanche en rotation, qui brille sur les champs de bataille la nuit. Le cloître mesure 137 mètres de long et contient 42 alcôves intérieures.

Différence entre caveau et ossuaire

Comme vous venez de le lire, l’ossuaire de Douaumont contient les ossements des soldats morts durant la guerre de Verdun. Les caveaux contiennent également des restes squelettiques. Mais alors quelle différence entre les 2, si vous désirez venir vous recueillir au cimetière ?

Le caveau va contenir les restes d’un ou de plusieurs défunts, puisqu’il est surtout question de caveaux familiaux. Cela permet à la famille de venir se recueillir et d’honorer la mémoire de leurs proches disparus, notamment en déposant des fleurs et des plaques funéraires, comme le propose ce site web. Vous devez savoir que si vous avez un caveau familial, vous vous devez de le maintenir en état.

Dans le cas de l’ossuaire, celui-ci peut prendre la forme d’une fosse ou un caveau. Il va lui aussi contenir des restes humains, mais cette fois, il est question d’une sépulture collective. Chaque commune est dans l’obligation d’avoir un ossuaire sur son territoire, afin de pouvoir recueillir les exhumations suite à une reprise de concession ou lorsque le corps n’a pas été réclamé par la famille. Sachez que l’entretien de l’ossuaire est à la charge de la commune. Il n’y aura pas d’inscription différenciant les défunts, ni de plaques funéraires, à part un livret en mairie.

2 commentaires sur “L’ossuaire de Douaumont”

  1. Reconnaissance éternelle à ces jeunes hommes qui ont connu l’ENFER sur Terre. A Verdun, l’énormité des chiffres de la bataille, de tous ordres, dépasse l’entendement, donne le vertige.

  2. Vous reprenez tous les erreurs d’hier et d’aujourd’hui.

    On ne peut pas nier qu’il y a quelques ossements – des parties de corps – allemands dans l’Ossuaire, mais la volonté des Français d’après la guerre était de faire un “reliquaire” de la France.
    Autrement dit, il ne contient que des squelettes d’inconnus identifiés comme Français. Tout squelette inconnu identifié comme allemand était envoyé dans un cimetière allemand.

    Sachez encore que les squelettes de l’Ossuaire ne proviennent pas tous des batailles de Verdun de 1916 ou de 1917. Tous les inconnus enterrés comme tels dans les cimetières depuis l’Argonne jusqu’à Saint-Mihiel ont été exhumés et mis à l’Ossuaire.
    Les inscriptions Merckel Hollande de 2016 sont insultantes pour les parents des défunts et les donateurs. Même les Allemands ont respecté le caractère français de l’Ossuaire entre 1940 et 1944, et même, … le monument israélite qu’ils ont cahé derrière une palissade.

    Vos chiffres des tués pour la bataille de Verdun sont exagérés. Il faut compter un maximum de 100.000 morts, ce qui est déjà assez monstrueux.
    La majorité des disparus ne peuvent pas être comptés pour morts car ils ont été faits prisonniers ou soignés par d’autres unités que leur unité d’origine.

    Je détiens, bien entendu, les références et preuves de ce que j’avance.

    J’ajoute que l’Ossuaire est une oeuvre catholique promue par Mgr Ginisty, évêque de Verdun à cette période. L’état ne faisait rien pour ramasser les ossements.

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