Roberto Conte revalorise l’architecture brutaliste

madrid

Bien qu’elle soit délaissée depuis quelques temps, l’architecture brutaliste continue d’inspirer certains architectes. Elle se caractérise par sa structure en béton brut, la répétition des fenêtres et l’absence d’ornementations. Elle est très présente à Madrid, et c’est ce que le photographe italien Roberto Conte a décidé de nous faire découvrir à travers son projet Brutalismo Madrileno

Les bâtiments brutalistes de Madrid mis en valeur

Le brutalisme est très présent à Madrid, dont l’histoire est liée à ce style architectural.  Ce mouvement qui est en déclin fut très populaire dans les années 1950-1970. 

La grande partie de ces immeubles fut construite dans les années 1960-1980, lors de la libération progressive du franquisme. Deux architectes se distinguent particulièrement par leurs œuvres retentissantes que sont l’Institut espagnol du patrimoine et le Complexe Edificio Princesa.

A cause de sa forme particulière, l’Institut espagnol du patrimoine a été surnommé la couronne d’épine. Le Complexe Edificio Princesa, pour sa part, est un immeuble résidentiel construit entre 1967-1974. Le bâtiment se distingue par ses grands balcons tapissés de verdure.

Les deux architectes Fernando Igueras Díaz et Antonio Miro Valverde ont également à leur actif d’autres œuvres non moins spectaculaires.

Le photographe n’a pas non plus manqué d’immortaliser le très emblématique gratte-ciel de Torres Blancas. On voit ici la marque de Francisco Javier Saenz de Ojsa qui l’a érigée en 1960. Le bâtiment haut de 71 mètres compte 25 étages. Il est l’un des premiers exemples d’architecture du genre dans le pays. Il était prévu de construire plusieurs bâtiments identiques dans le pays, raison pour laquelle le nom est toujours au pluriel.

Parmi les bâtiments brutalistes de Madrid figurent aussi de nombreuses églises modernes telles que l’église Notre-Dame du Rosaire. L’église a été construite en 1967 et 1970 par l’architecte Cecilio Sánchez-Robles Tarín. Elle est caractérisée par son mur extérieur en béton brut qui le fait passer inaperçu aux yeux des passants qui sont habitués aux lieux de cultes avec leurs grandes coupoles.

L’église Santa Ana y la Esperanza se distingue par la lumière naturelle qui l’inonde. Le spectaculaire édifice Los Cubos a également retenu l’attention de l’artiste avec sa façade extérieure qui se découpe en carrés. La carrière de Roberto Conte démarre en 2006. Il a fait de la photographie architecturale sa spécialité. Depuis lors, il a réalisé la photographie de nombreuses œuvres architecturales. Il a marché sur les pas de Corbusier en Inde pour immortaliser les œuvres emblématiques de ce grand architecte, notamment le Chandigarh et la tour de l’ombre.

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