La cité Ancely, un ensemble d’architecture labélisé à Toulouse

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La cité Ancely est un grand ensemble qu’on retrouve à Toulouse. Construite dans les années 1960-1970, elle se distingue essentiellement par sa forme. Pour marquer cela, le label « architecture contemporaine remarquable » est le privilège que lui attribue la DRAC. Ce qui fait d’elle la première ville rose ayant bénéficié d’une telle distinction.

La cité Ancely, un site remarquable de Toulouse

Érigée entre 1963 et 1973, la cité Ancely est un chef-d’œuvre de l’architecte albigeois Henri Brunerie. Elle est idéalement nichée dans l’Ouest toulousain à la confluence de la Garonne et du Touch, et plus précisément sur un promontoire. 

Malgré son architecture imposante, cette cité reste méconnue des Toulousains. Il n’est pas difficile de retrouver cette merveille afin de la contempler. D’ailleurs, en prenant le tramway depuis l’aéroport, on peut déjà apprécier ce grand ensemble. 

Dans le but de marquer cette différence, la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) a décidé de lui accorder le label « Architecture contemporaine remarquable ». Avec cette reconnaissance, la cité Ancely est désormais le premier grand ensemble de la ville rose à bénéficier de cette appellation. 

La cité Ancely : un ensemble revêtu de carreaux de faïence rose

La cité Ancely est un ensemble de 90 maisons individuelles avec plus de 800 logements. Elle a bénéficié de la participation financière des futurs propriétaires de l’époque sous la réalisation de la société coopérative HLM de Haute-Garonne.

Pour réussir cette entreprise, la coopérative HLM a décidé d’adopter une esthétique unique avec un procédé de préfabrication lourde Costamagna. En ce qui concerne la décoration, elle a choisi d’utiliser des carreaux de faïence d’Empeaux rose qui servent de matériaux de revêtement.

Quelques points de vue des acteurs

Si la cité Ancely a pu bénéficier de cette distinction, c’est parce qu’elle a répondu à certains critères d’après les autorités. De ce fait, Rémi Papillault, chargé d’un inventaire de l’architecture régionale du XXe siècle par la DRAC, n’a pas manqué de faire part de ses observations.

Selon lui, il s’agit d’un grand ensemble vraiment authentique. Ces bâtiments n’ont subi aucune transformation depuis sa conception. Ce qui a d’ailleurs joué dans la labellisation de la cité.

Pour Audrey Courbebaisse, il s’agit d’une cité vraiment remarquable. D’après ce dernier, c’est à partir du parc d’un ancien château du XVIIIe siècle que celle-ci a hérité de ses arbres centenaires. 

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